Comment choisir son psy ?
- Laura Friteyre Tavano

- 15 janv.
- 4 min de lecture

Lorsque nous avons des doutes, des questionnements, qu'on ne va pas bien, choisir un psychologue peut-être une source de stress supplémentaire.
Nous pouvons facilement nous perdre entre les différents titres, spécialités et approches.
Il est difficile de savoir vers qui se tourner selon le type de difficulté rencontrée.
Cet article est là pour vous aider à mieux comprendre les différentes spécialités en psychologie, afin de choisir un professionnel adapté à votre situation.
Psychologue : un titre protégé
Avant toute chose, il est important de savoir que le titre de psychologue est protégé par la loi. Un psychologue est :
titulaire d'une licence et d'un Master 2 en psychologie (comprenant un travail de recherche et 500 heures de stage obligatoires),
inscrit au répertoire ADELI/RPPS,
soumis au code de déontologie des psychologues.
Les termes "coach", "praticien", "thérapeute" ou "psychopraticien" ne garantissent pas que vous aurez un psychologue diplômé d'Etat en face de vous, seul le titre de psychologue garantie un cadre légal.
En cabinet, vous retrouverez majoritairement 4 spécialités :
Le psychologue clinicien,
Le neuropsychologue,
Le psychologue du développement,
Le psychologue du travail.
Ils relèvent tous du même titre de psychologue, ce qui change, ce n'est pas la valeur du psy, mais l'angle d'approche et l'objet du travail.
Le psychologue clinicien
Il travaille sur :
la souffrance psychique (tristesse persistante, anxiété liée à une période difficile, fatigue psychique...),
les troubles psychiques (épisode dépressif, troubles obsessionnels compulsifs, troubles phobiques, troubles de l'humeur...),
les conflits intrapsychiques (se saboter, être en colère sans cause apparente, peur irrationnelles...),
les traumas (agression, harcèlement, deuil, maltraitance...),
la psychopathologie (organisation dépressive, borderline, mécanismes de défense envahissants...).
Il s'intéresse avant tout à : ce qui dysfonctionne dans le psychisme, comment la personne s'est construite, ce qui se joue inconsciemment.
Pour quelles problématiques ? Dépression, troubles anxieux, troubles de la personnalité, mal-être psychique ancien ou envahissant...
Clinique est différent de Psychiatrie : un psychologue clinicien ne pose pas de diagnostic médical, mais il travaille avec les modèles psychopathologiques.
Le neuropsychologue
Il travaille sur le fonctionnement du cerveau et non sur l'histoire personnelle.
Il s'intéresse :
aux fonctions cognitives,
au lien entre cerveau et comportement,
aux déficits cognitifs.
Il travaille à l'aide des tests standardisés, des bilans, des évaluations objectives.
Pour quelles problématiques ? Troubles de la mémoire, troubles de l'attention (TDAH), troubles des fonctions exécutives, suspicion de troubles neurodéveloppementaux, lésions cérébrales.
Il ne fait pas de thérapie "par la parole" au sens classique.
Le psychologue du développement (enfants)
Il s'intéresse au développement normal et atypique de l'enfant et de l'adolescent.
Il travaille sur :
le développement affectif, cognitif et social,
les étapes du développement,
les troubles développementaux.
Pour quelles problématiques ? Difficultés scolaires, troubles des apprentissages, troubles du comportement chez l'enfant, troubles du spectre autistique, accompagnement parental.
Il observe l'enfant dans son environnement, il travaille souvent en lien avec l'école et d'autres professionnels de santé.
Le psychologue du travail
Il intervient losque la souffrance est liée au travail ou à l'absence de travail.
Il part d'un postulat : "la souffrance n'est pas dans la personne, mais dans sa relation au travail".
Le psychologue du travail s'intéresse :
à l'organisation du travail,
aux contraintes professionnelles,
au sens donné au travail,
aux conflits de valeurs,
aux effets du travail sur la santé mentale.
Pour le psychologue du travail, ce n'est pas la personne qu'il faut soigner, mais le travail et la relation entretenue avec celui-ci.
Pour quelles problématiques ? Stress chronique lié au travail, burn-out, épuisement professionnel, perte de sens, conflits au travail, harcèlement, reconversion, transition professionnelle, souffrance liée à la recherche d'emploi.
Le symptôme est considéré comme une réaction normale à une situation anormale.
Son rôle est de vous aider à comprendre ce qui se joue dans la relation au travail, à restaurer les ressources psychiques et d'accompagner vos choix professionnels de manière réaliste et protectrice.
Comment savoir vers qui se tourner ?
Voici quelques repères simples :
Mal-être émotionnel global, anxiété, dépression : psychologue clinicien.
Difficultés cognitives, troubles de la mémoire ou de l'attention : neuropsychologue.
Difficultés chez un enfant ou un adolescent : psychologue du développement.
Souffrance liée au travail, burn-out, stress professionnel, reconversion : psychologue du travail.
Bien choisir, c'est déjà commencer à aller mieux
Choisir un psychologue, ce n'est pas chercher "le meilleur", c'est chercher le plus adapté à sa situation à un moment T.
Toutes les souffrances ne relèvent pas des mêmes cadres, et toutes les difficultés n'ont pas besoin du même type d'accompagnement.
Comprendre les différentes spécialités permet d'éviter de se sentir incompris, mal orienté ou de douter de soi inutilement.
Il n'existe pas de mauvais choix, mais il peut exister un décalage entre une demande et une spécialité.
Un professionnel formé saura reconnaître ce décalage et, si besoin, vous orienter vers un confrère ou une consoeur plus adapté(e).
Enfin, au-delà des intitulés, la relation de confiance reste essentielle.
Se sentir écouté, respecté et en sécurité est un indicateur clé pour que le travail thérapeutique puisse se déployer. C'est ce qu'on appelle l'alliance thérapeutique.
Demander de l'aide n'est ni une faiblesse ni un échec. C'est souvent le premier pas pour comprendre ce qui se joue... et commencer à aller mieux.
En psychologie, il n'y a pas de réponse unique. Il y a des chemins à explorer avec le bon professionnel.
En conclusion
Choisir un psychologue, c'est avant tout :
chercher un cadre sécurisant,
une écoute professionnelle,
et un accompagnement adapté à sa problématique.
Besoin d'un espace neutre et confidentiel pour discuter ?
Si vous sentez que votre situation professionnelle pèse trop lourd au quotidien, je vous accueille dans mon cabinet situé à Chaville. C'est un espace chaleureux et accueillant pour dénuer les tensions et réfléchir, à votre rythme, aux solutions possibles.

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